lundi

à la découverte des fruits d'automne


La semaine du goût a permis à Regarde-venir de présenter un nouvel atelier, la
découverte des fruits d’automne.

Méconnus : azeroles, jujubes, nèfles, feijoa ; moins connus : kakis et grenades de différentes espèces et puis les pommes, les poires et les coings.

Au menu, il y avait l’identification : botanique et bio-diversité autour de la Méditerranée, les petites histoires et échanges de trucs : comment éviter de peler les coings, comment « attaquer » une gigérine à confiture (mais non, on ne vous le dira pas tout de suite, faut nous envoyer un mail) et, enfin la dégustation avec ou sans à-priori pour les découvertes… Manger un feijoa comme un œuf à la coque à la petite cuillère, découvrir le kaki séché qui a goût de mangue…
Et toujours une touche de littérature (eh oui, je ne peux pas m’en empêcher) : le roi Salomon dans le Cantique des cantiques –relire la Bible- compare sa promise à une grenade. Intéressant l’érotisme des fruits puisqu’à la dernière rencontre où j’ai présenté 21 espèces de figues différentes*, nous avons vu et entendu que ce fruit était tantôt de sexe male avec les petites figues grises que l’on appelle en Provence : les couilles du pape, tantôt comparées au sexe de la femme , allez donc en savoir la raison… La pomme, elle, est accusée de tous les mots : le péché originel, la dispute entre déesses quand le beau Paris choisit de la remettre à Vénus, la découverte de la loi de la gravité. Mais M. Newton faisait-il vraiment la sieste sous un pommier ? Pourquoi pas un prunier, un poirier…
La poire penche quand même plutôt du côté du curé, avec la poire éponyme et j’ai lu, en son honneur, un joli texte sur la poire, la bonne et le curé qui se termine par une authentique recette de poire au vin.
Voilà, c’était convivial et vraiment sympa et ça affiche toujours complet.



Anne Simonet-Avril



* Un grand merci à Pierre Baud, pépiniériste à Vaison-la-romaine : sans ses fruits (figues, grenades, jujubes azeroles…), sans sa gentillesse -même quand il est débordé de travail-, ces ateliers n’auraient pas pu avoir lieu dans de bonnes conditions.